la bataille des champs Catalauniques

la bataille des champs Catalauniques
Les Champs Catalauniques (451ap JC)

Traversant en trombe, selon leur habitudes, le nord de la Gaule, les Huns parviennent sous les murs d'Orléans, quand l'évêque saint Aignan, affolé, implore l'aide du du patrice Aetius. Choix judicieux car Aétius, ayant été emmené comme otage chez les Huns, les connait fort bien. Leur art militaire, leurs ruses de guerre et leurs moeurs n'ont plus de secret pour lui. Il accourt d'Italie et rassemble une armée composée des francs de Mérovée, des Wisigoths de Théodoric, d'Armoricains, et de Romains.
Attila lève le sièg d'Orléans et se réfugie aux Champs Catalauniques, mais Aétius se lance à sa poursuite. Avant d'engager le combat, Attila veut consulter les oracles qui lui prédisent la défaite et la mort, mais il y aura erreur sur la personne car, en fait, c'est Théodoric qui succombera pendant le combat. La Bataille s'engage. La mêlée furieuse et indécise dur plusieurs heures, mais les Huns, habitués aux victoires faciles, ont le moral sapé. Attila se jette alors dans la mêlée pour galvaniser ses cavaliers, et les Wisigoths, exaspérés par la mort de leur chef, se ruent sur lui. Les Huns doivent se retrancher derrière leurs charriots et arrosent leurs assaillants d'une grêle de traits munis "d'os pointus, aussi durs et meurtriers que le fer". Au centre de ce camp retranché ainsi constitué, Attila fait élever des bûchers afin que ses cavaliers s'y jettent plutôt que de se rendre. La bataille dure trois jours. Au quatrième jours, les Huns quittent le champ de bataille et regagnent au galop la vallée du Rhin.
Le sacrifice des combattants n'avait pas été vain: pour la première fois, Romains et Germains avaient lutté côte à côte pour défendre l'Occident contres les Asiatiques et ils étaient sortis victorieux de cette bataille.


source: Le grand livre de l'Histoire de France
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# Posté le samedi 29 mars 2008 17:18

Les Varègues


" Jamais je n'ai vu d'hommes de plus magnifique prestance. Ils sont hauts comme des palmiers, d'un blond roux, et ont la peau claire. Ils n'usent ni de chemises ni de manteaux à manches. L'homme, chez eux, est vêtu d'un manteau qu'il jette sur ses épaules de façons à avoir une main libre. Chaque homme porte une hache, un poignard et une épée. On ne les voit jamais sans ces armes. Leurs épées sont larges, rayées de cannelures en forme d'ondes, et de fabrication franque."

Ibn Fadlan
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# Posté le mercredi 21 mai 2008 14:21

La création de Novgorod

"Il n'y avait chez les Slaves aucun droit, ils s'élevaient clan contre clan et il y avait des querelles entre eux et ils commencèrent à se faire la guerre. Et ils se dirent l'un à l'autre: "Nous allons chercher un prince qui puisse nous gouverner et faire régner la justice." Et ils allèrent au-delà de la mer, chez les Varègues, chez les Rüs, comme d'autres s'appellent Suédois, d'autres Norvégiens et Angles, d'autres Gothlandais. De même ceux-ci. Les Tchudes, les Slovènes, les Krivitjes et les Wesen ont dit aux Rüs: "Notre pays est grand et riche, mais il y règne le désordre; alors venez nous commander." Et l'on choisit trois frêres, chacun avec son clan, et ils ammenèrent avec euxtous les Rüs et arrivèrent. Rurik, l'aîné, s'établit à Novgorod, le second, Sineus, à Bieloozero, et le troisième, Truvor, à Izborsk."

Chronique de Nestor XII° siècle
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# Posté le mercredi 21 mai 2008 14:21

Les Vikings à la guerre

La société viking accorde une importance primordiale aux valeurs guerrières. Dès son plus jeune âge, le garçon viking est entraîné au maniement des armes. Qu'il soit agriculteur, marin, artisan ou commerçant, l'homme peut se transformer rapidement en guerrier et se joindre à des expéditions. Ces dernières sont proposées par les chefs et se font durant l'été. Certaines sont très lointaines et il s'agit alors d'un genre d'émigration avec femmes et enfants.[...]
Le nombre de l'équipée varie selon l'importance du navire, mais il s'agit probablement en moyenne d'une soixantaine d'hommes, le groupe étant connu par le nom de son chef. La méthode de combat préférée par les Vikings est le corps à corps. Ils foncent sur l'ennemi, groupés en formation serrée et protégés par un "mur de boucliers". Lors du choc, ils poussent l'adversaire avec leurs boucliers d'un bras, dégageant l'autre qui porte de puissant coup d'épée, de hache ou de javelot. La formation se désintègre ensuite en une multitude de corps à corps où l'élan et la valeur aau combat des Vikings s'avèrent de puissants avantages. la vaillance des Vikings n'est pas aveugle. Face à une solide résistance, ils sont sensibles aux pertes inutiles pouvant découler de l'entêtement; ils préfèrent alors se retirer pour mieux attaquer un autre jour.

Pour se protéger, les Vikings construisent des ouvrages défensifs de terre entourés de palissades en bois, dont l'exemple le plus connu est le camp militaire de Trelleborg au Dannemark. [...]

L'arsenal du guerrier viking est plus ou moins élaboré selon les moyens, mais chacun est bien équipé d'arme offensives, la hache étant maniée de façon redoutable. On lui donne souvent un nom, par exemple Hel (le nom de la déesse de la mort). Les Vikings prisent aussi l'épée à large lame en acier à double tranchant longue d'environ 30 centimètres. Elle est entourée d'un certain symbolisme mystique, particulièrement s'il s'agit d'une arme transmise de génération en génération. Tout comme la hache, on lui donne souvent un nom, par exemple Gullinhjatli ("longue et tranchante"). Le javelot est aussi utilisé courament et il en éxiste deux types: le javelot d'estoc pour le combat au corps à corps, lourd et muni d'une lame relativement large, et le javelot de jet, plus léger et doté d'une lame plus mince. Enfin, chaque guerriers porte un couteau attaché à sa ceinture. Pour le combat à distance on utilise parfois l'arc et les flèches.[...]

Parmi les armes défensives, le bouclier s'avère le plus important et tout guerrier en possède un. Il est circulaire, construit en bois, et peut être recouvert de cuir et cerclé de métal. Au centre se trouve l'ombon, une bosse en fer qui protège le poing. Le bouclier est souvent peint. A cet égard, la Saga d'Erik le Rouge nous dit qu'au Vinland, Karlsefni montre "un bouclier blanc" en signe de paix aux autochtones mais que ses hommes prennent "leurs boucliers rouges" pour les combattre. Le rouge est en effet la couleur la plus populaire pour les boucliers vikings, le jaune, le noir et le blanc venant loin derrière. Certains boucliers sont multicolores et arborent des dessins géométriques ou des représentations de créatures mythiques, comme des dragons. Il semble que la majorité des guerriers possèdent un casque en fer, habituellement très simple, de forme conique, ayant souvent une simple languette de fer pour protéger le nez. Notons ici que les cornes, si souvent présentes dans l'imagerie populaire, n'ont pas orné les casques de ces guerriers nordiques; les sources spécialisées sont unanimes à ce sujet. Il faut ajouter qu'un tel ornement serait non seulement encombrant mais dangereux pour le porteur dans le combat au corps à corps favorisé par les Vikings. La cotte en maille de fer est beaucoup est beaucoup moins fréquemment portée en raison de son coût très élevé. Il est probable que seuls les chefs et les hommes les plus prospères (sans oublier ceux qui en ont dépuillé des guerriers ennemis) en possèdent. [...]


R. Chartrand, Prétorien n°6
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# Posté le vendredi 18 juillet 2008 14:03

Lourdes, récupération chrétienne du folklore celte?

Lourdes, récupération chrétienne du folklore celte?
"Dans le Béarn et la Bigorre, ancien pays des tribus celtes des Benarnii et des Bigoriones, tout le monde sait que les grottes et les sources étaient gardées et protégées par celles que la tradition nommait les Daumas Blancas ( Dames Blanches) ou Hadas (Fées bienfaitrices), que l'on voyait la nuit.
Elles semblairnt toujours apparaîtres comme des nuées blanches et bleues, vaporeuses.
L'apparition la plus courante était à l'entrée d'une grotte d'où jaillissait une source qui guerissait les maux.
Ah, au fait! Savez-vous que Lourdes se trouve précisément en Bigorre et que bernadette Soubirou, dans ses interrogatoires, n'a jamais mentionné la Vierge mais la Dauma?"

François Pinsard, Keltia n°8


PS: Bernadette Saubirou (1844-1879), paysanne française née à Lourdes. À l'âge de quatorze ans, elle eut des apparitions de la Vierge Marie. Celle-ci lui annonça qu'elle avait donné des pouvoirs miraculeux à une source près d'une grotte de Lourdes. Les apparitions furent déclarées authentiques par l'Église catholique et la grotte de Lourdes devint un lieu de pèlerinage. En 1866, Bernadette entra chez les s½urs de la charité de Nevers. Elle prononça ses v½ux en 1867, fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1933. Sa fête est célébrée le 16 avril.
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# Posté le jeudi 24 juillet 2008 16:23