Le muguet et le 1° mai

Le muguet et le 1° mai
Depuis une éternitée, lors du premier mai, nous offrons à nos proches des brins de muguets pour leur porter chance. Cette tradition ne date pas d'hier mais de nos origines celte. En effet, le premier mai marque chez les celtes, la fin de l'hiver et le début de l'été. Cette date est celle de la fête celte Beltaine qui est consacrée à Belenos qui symbolise le feu et le retour de la lumière. Lors de cette fête, on allumait des feux à travers desquel on faisait passer les troupeaux pour les protéger des maladies et des sortilèges. Les jeunes gens sautaient pardessus ces feux de Beltaine, la encore dans un but de protection. Durant cette fête on érigeait aussi des arbres de mai, mâts enrubannés et décorés de fleurs que l'on déposait devant sa maison ou celle d'une personne que l'on voulait honorer. Enfin, on offrait des fleurs pour porter chance.

Le muguet s'est imposé au premier mai déjà par ses couleurs. Effectivement, le blanc, le vert et le rouge (les baies) sont les trois couleurs sacrées chez les celtes. De plus, le muguet fleurie toujours autours du premier mai. Biensure, la floraison naturelle du muguet reste dépendante des caprices de dame nature, donc la fête de Beltaine fut longtemps un fête mobile mais Charles X au XIX° siècle officialisa cette coutume et la fixa au premier mai.
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# Posté le jeudi 24 juillet 2008 16:25

Modifié le dimanche 08 février 2009 06:26

Conte norvégien

Askeladd et le troll relèvent le défi du plus gros mangeur

Après que Askeladd ait coupé du bois pendant un certains temps, le troll s'approcha de lui et lui dit: "Si tu coupes tous les arbres de ma forêt, je te tuerai!"
Le garçon détala rapidement. Il s'enfuit dans la forêt pour chercher le fromage que sa mère avait mis dans son sac à provisions, et le pressa pour en faire sortir le petit lait." Si tu ne te tiens pas tranquille," cria-t-il au troll, "je te presserai comme je presse cette pierre blanche pour en faire sortir de l'eau!"
"Oh, épargne moi par pitié," dit le troll, "et je t'aiderais à couper du bois."
Le garçon l'épargna à cette seule condition, et le troll coupa du bois avec tant d'ardeur qu'ils réussirent à abattre et découper des douzaines d'arbres.
Comme le soir approchait, le troll dit, "Maintenant, tu peux venir à la maison avec moi, car ma maison est plus près que la tienne."
Alors le garçon l'accompagna, et lorsqu'ils arrivèrent dans la maison du troll, ce dernier voulu allumer un feu, tandis que le garçon devait aller chercher de l'eau pour la bouillie. Mais les deux sceaux en fer étaient si lourds qu'il ne pouvait même pas les soulever.
Alors le garçon déclara, "Pourquoi prendre ces dés à coudre, je vais ramener le puits tout entier!"
"Non, mon ami," répliqua le troll, "je ne peux pas me passer de mon puits. Occupe-toi du feu, et j'irai chercher de l'eau."
Lorsqu'il revint avec l'eau, ils préparèrent une grande quantité de bouillie.
"Cela m'est égal," affirma le garçon, "mais si tu veux, nous pouvons faire le concours du plus gros mangeur."
"Oh oui," répondit le troll, qui était sur de gagner.
Ils s'assirent pour manger, mais le garçon prit subrepticement son sac en cuir et le noua devant lui, après quoi il versa davantage de bouillie dans le sac que dans sa bouche. Lorsque le sac fut plein, il pris son couteau de poche et le perça. Le troll le regardait sans dire un mot.
Au bout d'un certain temps, le troll pasa sa cuiller." Et bien, je ne peux plus rien avaler," dit-il.
"Tu dois encore manger!" répliqua le garçon, "je ne suis qu'à moitié rassasié. Si tu fais comme moi, et que tu perce un trou dans ton estomac, tu pourra avaler tout ce que tu voudras."
"Mais cela n'est-il pas terriblement douloureux?" demanda le troll.
"Rien qui vaille la peine d'en parler," répondit le garçon.
Alors le troll s'éxécuta et comme vous pouvez l'imaginer, il se tua. Le garçon s'empara de tout l'or et l'argent de la montagne et rentra chez lui. Après cela il fut toujours en mesure de rembourser ses dettes.

Théodor Kittelsen
Conte norvégien
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# Posté le jeudi 24 juillet 2008 16:27

Enterrement chez les Varègues

"On m'avait raconté que, lorsque leurs chefs mouraient, la crémation était la moindre partie de leurs pratiques funéraires et, en conséquence, j'étais fort curieux d'en savoir davantage là-dessus.
Un jour, j'appris que l'un de leurs chefs était mort. Ils le placèrent à l'écart dans une tombe qu'ils couvrirent pendant dix jours jusqu'à ce qu'ils eurent fini de tailler et de coudre son costume. Si le mort est pauvre, ils font un petit bateau, le placent dedans, et le brûlent. Mais s'il est riche, ils divisent ses propriétés et ses biens en trois parts: l'une pour sa famille, l'autre pour payer le nabid (bière des funérailles= erfiöl) qu'ils boiront le jour où l'on tue l'esclave du mort pour la bruler avec lui (...). Quand l'un de leurs chefs meurt, la famille de celui-ci demande à ses esclaves et à ses servantes:" Laquelle d'entre vous souhaite mourir avec lui?" Alors, l'une d'entre elles dit:"Moi", et celle qui a dit cela est forcée de le faire, il ne lui est pas possible de se dédire.
Le souhaiterait-elle qu'on ne le lui permettrait pas. Celles qui le veulent sont surtout des femmes esclaves.

Ainsi, quand cet homme mourut on demanda à ses esclaves:"Laquelle d'entre vous souhaite mourir avec lui?" L'une d'elles répondit:"Moi". A partir de ce moment elle fut constamment en la garde de deux autres servantes qui prirent soin d'elle au point de lui laver les pieds de leurs propres mains. On commença à faire les préparatifs pour le mort, à tailler son costume, etc..., tandis que chaque jour la femme condamnée buvait et chantait comme en prévision d'un événement joyeux. Quand arriva le jour où le chef et son esclave allaient être brûlés, j'allai jusqu'à la rivière où son bateau était amarré. On l'avait hissé sur la berge (...). Puis l'on avait disposé autour quelque chose qui ressemblait à un grand tas de bois. (...)

Les gens commençaient à marcher alentour en parlant un langage que je ne pouvait comprendre, mais le cadavre gisait toujours dans la tombe; ils ne l'en avaient pas encore enlevé. Ils apportèrent alors un banc de bois, le placèrent sur le bateau, et le couvrirent de tapis et de coussins de dibag de Byzance. Arriva alors une vielle femme qu'ils appellent "l'ange de la Mort", et elle étala ces coussins sur le banc. c'est elle qui était chargée de toute la cérémonie, depuis l'habillage du cadavre jusqu'à l'exécution de l'esclave.

Je remarquai que c'était une femme de taille gigantesque, massive et effrayante. Quand on arriva à sa tombe, on enleva la terre du cadre bois, et l'on emporta également ce cadre. Ensuite, le cadre fut dépouillé de vêtements dans lesquels il était mort. Je remarquai que le cadavre était devenu tout noir à cause du gel intense. Lorsqu'ils l'avaient placé dans sa tombe, ils lui avaient également donné de la bière, des fruits et un luth, toutes choses qu'ils enlevèrent alors. Très curieusement, le cadavre ne sentait pas, et rien en lui n'avait changé sinon la couleur de la chair. Ils se mirent alors en devoir de le vêtir de caleçons, de pantalons, de botte, d'un habit et d'un manteau de dibag orné de bouton en or; le coiffèrent d'un chapeau de dibag et de fourrure de zibeline; et le transportèrent jusqu'à la tente du bateau (...). Ils apportèrent alors du nabid, et des fruits et des plantes aromatiques et placèrent ces choses autour de son corps; et ils apportèrent aussi du pain, de la viande et oignons qu'ils jetèrent devant lui. Là-dessus, ils prirent un chien, le coupèrent en deux et jetèrent les morceaux dans le bateau, après quoi ils prirent toutes ses armes et les posèrent à côté de lui. Puis ils amenèrent deux chevaux qu'ils firent courir jusqu'à ce qu'ils fussent tout en sueur, après quoi ils les mirent en pièces à coup d'épées et jetèrent cette viande dans le bateau; il en fut de même de deux vaches. Puis ils apportèrent un coq et une poule, les tuèrent et les jetèrent dedans. Pendant ce temps, l'esclave qui était volontaire pour être tué allait et venait, rentrant dans chaque tente tour à tour, et le propriétaire de chaque tente avait des rapports sexuels avec elle, disant:"Dis à ton maître que j'ai fait cela par amour pour lui."

L'après-midi de ce vendredi était alors arrivé. Ils emmenèrent l'esclave jusqu'à quelque chose qu'ils avaient fait et qui ressemblait à un encadrement de porte. Alors, elle monta sur les paumes des hommes et atteignit une hauteur suffisante pour regarder par-dessus l'encadrement, et, elle dit quelque chose dans une langue étrangère. Ils la soulevèrent de nouveau et elle fit de même que la première fois. Ils la redescendirent, puis l'élevèrent une troisième fois et elle fit de même que la première et la deuxième fois. Alors ils lui donnèrent un poulet, elle en trancha la tête et la jeta; ils prirent le poulet et le jetèrent dans le bateau. Je demandai alors à mon interprète ce qu'elle avait fait. Il répondit: " La première fois qu'ils l'ont soulevée, elle a dit:"Regardez! je vois mon père et ma mère!" La seconde fois:"Regardez! Je vois tous mes parents mort assis à l'entour." La troisième fois elle a dit:"Regardez! Je vois mon maître en paradis, et le paradis est beau et vert, et il y a avec lui des hommes et des jeunes gens. Il m'appelle. Laissez-moi le rejoindre!"

Ils la conduisirent alors vers le bateau.

Alors, elle enleva deux bracelet qu'elle portait et les donna à la vielle femme, l'Ange de la Mort, celle qui allait la tuer. Ensuite, elle enleva deux anneaux de cheville qu'elle portait et les donna aux filles de cette femme appelé Ange de la Mort. On la conduisit au bateau mais on ne me laissa pénétrer dans la tente. Ensuite, un grand nombre d'hommes portant des boucliers de bois arriva et on lui donna une coupe de nabid. Elle chanta et la vida. L'interprète me dit alors:"C'est ainsi qu'elle dit adieu à toutes ses amies." Puis on lui donna une seconde coupe. Elle la prit et chanta un chant fort long; mais la veille femme lui dit de se hâter, de vider la coupe et d'entrer dans la tente où se trouvait son maître.

Je la regardai à ce moment-là: elle semblait complètement hagarde. Elle voulut entrer dans la tente et avança la tête entre la tente et le bateau. La vieille lui prit la tête et se mit en devoir de la faire pénétrer dans la tente où elle la suit elle-même. Alors, les hommes commencèrent à battre leurs boucliers de bâtons de bois, pour étouffer les cris de l'esclave, afin que les autres filles n'aient pas peur et refusent de mourir avec leurs maîtres. Six hommes entrèrent dans la tente, et tous eurent des rapports sexuels avec elle. Sur ce, ils la couchèrent aux côtés de son maître mort. Deux lui tinrent les mains, deux, les pieds, et la femme appelé Ange de la Mort lui passa une corde autour du cou, terminée par une boucle à chaque extrémité qu'elle remit aux mains de deux hommes, pour tirer. Elle s'avança alors, tenant une petite dague à large lame qu'elle commença à plonger entre les côtes de la fille tandis que les deux hommes l'étranglaient avec la corde, jusqu'à ce qu'elle fût morte.

Alors apparut le plus proche parent du mort. Il saisit un morceau de bois et y mit le feu. (...) C'est de cette façon que fut enflammé le bois qu'on avait entassé sous le bateau après y avoir placé l'esclave qu'on avait tuée à côté de son maître. Ensuite, les gens s'avancèrent avec des brandons et du bois; chacun portait un brandon qu'il jeta sur le bûcher, en sorte que toute la masse du bois prit feu, puis le bateau, puis la tente et l'homme et l'esclave et tout le reste."

Ibn Fadlan, "Voyage chez les Bulgares de la Volga"

Ajout:

"Il y avait à côté de moi un homme des Rus et je l'entendis qui parlait à l'interprète qui était avec moi. Je lui demandais ce que ce derniers lui avait dit. Il me répondit: "Vous, Arabes, vous êtes des sots". "Pourquoi?" Lui demandai-je. Il dit:"Vous prenez l'homme qui vous est le plus cher et que vous honorez le plus, vous le mettez dans la terre et les insectes et les vers le mangent. Nous le brûlons et il entre immédiatement et sur-le-champ au Paradis". Je lui demandai pourquoi il riait et il dit:" Son Seigneur pour lui a envoyé le vent , afin qu'il l'enlève en une heure". Et réellement, il ne s'était pas écoulé une heure que le bateau, le bois, la fille et son maître n'était plus que cendre et poussière.
"Ensuite, ils construisirent à l'endroit où se trouvait le bateau qui avait été hissé sur la berge, on édifia quelque chose qui ressemblait à un monticule rond, inscrivirent le nom de l'homme, celui du roi des Rus et s'en allèrent."

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# Posté le dimanche 30 novembre 2008 10:53

Modifié le jeudi 07 mai 2009 09:18

Olafr Tryggvason

Olafr Tryggvason
Olafr Tryggvason est un norvégien de lignée royale puisqu'il est l'arrière petit-fils d'Haraldr Harfagri c'est à dire Haraldr "aux beaux cheveux", qui est le premier véritable roi de Norvège. L'islandais Snorri Sturluson (qui est le père de l'histoire scandinave) écrit une saga sur Olafr qui s'intitule Heimskringla. On apprend dans cette saga qu'il se réfugia en Suède avant d'être esclave de Estes (c'est à dire les Estoniens). Il fut Varègue en Russie. Suite à cela, il prend la direction de l'ouest et attaque l'Angleterre en 991. Avec 93 Langskipp, on peut en déduire que son armée devait avoisiner les 4000-5000 hommes et une bonne partie des guerriers étaient des Suédois ce qui est assez exceptionnel puisque c'est la première fois que l'on entend parler de Suédois en Angleterre. Il remporte la bataille de Maldon face au jearl de l'East-Anglie, le conte Byrhtnoth. Après cela, Olafr Tryggvason revient en Norvège en 995 où il prend facilement le pouvoir qui était alors aux mains du jarl de Lade. C'est à partir de ce moment que Olafr devient très important dans l'histoire norvégienne du Haut Moyen Age puisqu'il s'attachera à faire disparaître le paganisme au profit du Christianisme grâce à l'aide de religieux anglo-saxons qui l'accompagnent (il fut lui même convertit en 994 lors de son séjour en Angleterre et son parrain n'est autre que le roi anglo-saxon Aethelred II "le Malavisé"). Cependant, il ne convertit que les zones cotières du royaume et l'Islande alors que l'intérieur des terres norvégiennes resteront païennes. Il faudra attendre un quart de siècle avec Saint Olafr pour que la Norvège devienne entièrement chrétienne.
Olafr Tryggvason meurt en l'an 1000 lors de la bataille navale de Svolder (dans la Baltique) où sa flotte est défaite par une coalition composé des rois de Suède et du Danemark ainsi que d'opposants norvégiens. Olafr préfère se noyer plutôt que se rendre.
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# Posté le lundi 01 décembre 2008 13:00

Recette de l'Hydromel

Faites bouillir 500g de miel d'abeille, écumez,
Ajoutez 1,5 litre d'eau, 1g de cardamome, 2 g de cannelle.
Laissez bouillir jusqu'à réduction du mélange d'un quart environ.
Arrêtez la cuisson et laissez tiédir.
Ajouter 2 g de levure de bière.
Laissez reposer le tout pendant 12h.
Laissez viellir dans une bouteille, sans fermer surtout, pendant 3 semaines avant de déguster.
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# Posté le lundi 05 janvier 2009 19:14